[FORMER] Les formations aux premiers secours socio-psychologiques s’intensifient

Le 13 novembre 2015, la France est touchée en plein coeur par les attentats les plus meurtriers de son histoire.
Ce soir là, dans les rues de la capitale, les bénévoles de la Protection Civile sont en première ligne pour assister les impliqués et permettre une prise en charge socio-psychologique.

Trois ans plus tard, et depuis les autres évènements tragiques et plus particulièrement l’attentat de Nice, la Protection Civile des Alpes-Maritimes a fait de la formation au premiers secours socio-psychologiques de ses secouristes, une priorité avec pour objectif d’atteindre plus de 50% des bénévoles formés d’ici la fin de l’année.

Après la formation des formateurs l’an dernier, de nombreuses formations se succèdent pour atteindre ce but, et ce mois-ci, pas moins de 15 bénévoles obtiendront la compétence « PSSP » : Premiers Secours Socio-Psychologiques.

Savoir écouter, savoir se taire, ne jamais juger ne s’improvise pas, cela s’apprend !

Au sein de la Protection Civile, les premiers secours socio-psychologiques s’enseignent à différents niveaux et s’intègrent dans les formations opérationnelles telles que le PSE1, PSE2 et chef d’Equipe.  Ainsi, chaque intervenant lors des dispositifs de secours ou sur les missions de sécurité civile et d’assistance aux populations, est formé à l’écoute et à l’accompagnement.

Savoir ce qu’est le stress, ses manifestations et conséquences ; identifier les situations critiques et prendre des décisions adaptées ; connaître les différentes prises en charge ; connaître les moyens de protection pour lui, avant, pendant et après la mission ; savoir écouter, savoir se taire, ne pas juger, mais aussi apprendre à se protéger, appréhender la souffrance, le désarroi, la mort, le deuil, ne pas s’identifier aux victimes. Le rôle du sauveteur est important car il doit savoir non seulement accueillir, soutenir, informer, réconforter les personnes impliquées dans un événement dramatique qu’ils viennent de vivre mais aussi reconnaître parmi elles le blessé psychique, en déduire la conduite à tenir, savoir attendre l’arrivée des spécialistes de la cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) et leur confier si nécessaire.

Cette formation permet aux sauveteurs de participer, avec les professionnels de santé et sous leur responsabilité, à la prise en charge de personnes en détresse psychologique suite à un événement grave.